Le dépistage de la rétinopathie diabétique

Dépistage de la rétinopathie diabétique par retinographie non mydriatique.

Le diabète est un problème de santé publique majeur, essentiel et massif.

Son taux de prévalence en France entre 2000 et 2009, n’a cessé d’augmenter et a même progressé plus vite que prévu. Selon l’Institut de veille sanitaire (INVS) ce taux a atteint les 4,4% en 2009. Les experts parlent d’une véritable croissance de l’épidémie.

Le diabète est reconnu comme la première cause de cécité acquise dans les pays occidentaux chez l’adulte entre l’âge de 25 et 74 ans et il est à l’origine de 12 % de l’ensemble des cas de cécité.

Le dépistage est encore très nettement insuffisant puisque près de 40% des diabétiques « connus » n’ont pas eu d’examen de leur rétine depuis plus de 2 ans.

La rétinopathie diabétique est présente avant l’apparition de tout symptôme.

Son dépistage s’inscrit dans la prise en charge globale du diabète. (item ROSP).

1er acte de télémédecine !

Coopération du médecin traitant, de l’ophtalmologiste et de l’orthoptique, assurant une possibilité d’intervention quasi immédiate en cas de révélation de pathologie rétinienne.

Ce dispositif s’adresse au patient diabétique de moins de 70 ans, sans rétinopathie diabétique.

Recommandation HAS (décembre 2010)

Un dépistage de la rétinopathie diabétique tous les 2 ans est suffisant sous certaines conditions

  • en l’absence de rétinopathie diabétique, chez les diabétiques non insulino-traités, équilibrés pour l’hémoglobine glyquée (HbA1c) et la pression artérielle, un intervalle de dépistage de 2 ans est suffisant après un examen du fond d’œil de référence ;
  • en cas de diabète et/ou de pression artérielle mal contrôlés, un examen au moins annuel est nécessaire
  • pour la femme enceinte diabétique (hors diabète gestationnel), il est recommandé un dépistage avant la grossesse, puis trimestriel et en post-partum.